Blue Flower

Né au cœur de la province de Hubei, en Chine, le Taï ­Chi-Chuan (ou taijiquan) ou « boxe du faîte suprême » fut imaginé au XIIIe siècle par un moine Shaolin, expert en arts martiaux.

Selon la légende, il assista au combat entre un aigle et un serpent et en resta bouche bée. Le reptile esquivait avec grâce les coups de bec rapides par des mouvements doux, puis contre-attaquait à une vitesse fulgurante. Finalement, l’oiseau y laissa des plumes... L’homme en conclut que les gestes continus et circulaires étaient plus efficaces que les attaques droites et saccadées, que la souplesse et la douceur prévalaient sur la dureté et la force.

L’idée était d’allier la souplesse du serpent à la vitesse de l’oiseau. Dès lors, il appliqua ces principes aux arts martiaux, le Taï­Chi-Chuan était né. C’est un art martial interne de maîtrise de la respiration, de la décontraction pour guider l'énergie (Qi), de la lenteur pour la justesse de l'apprentissage, de défense. Contrairement aux arts martiaux externes qui utilisent la force physique et la vitesse comme principes d'entraînement.